Devoir de mémoire et anticolonialisme: La bataille de Paoskoto ( Sénégal) devrait être commémorée au niveau national.


’La bataille de Pathé Badiane devrait être commémorée au niveau national parce que pour l’une des rares fois des troupes anti- coloniales africaines avaient vaincu des troupes coloniales françaises’’, a dit l’ historien Ba de la famille Ba à l’occasion de la célébration de cette bataille dirigée par Maba Diakhou Ba.

Le 30 novembre 1865, Il y a plus de 157 ans ans dans la région du Saloum dans le Sud du Senegal , un homme armé de courage, de foi et de moyens militaires très limités avait infligé aux troupes coloniales françaises conduites par le gouverneur Pinet Laprade une sévère défaite dans la commune de Paoskoto plus précisément dans le Pathé Badiane.

Un exploit qui allait rester dans la mémoire des résistants et en travers de la gorge des colons français . Un exploit digne d’être raconté aux générations africaines et qui est malheureusement, sous relaté, comme le montre le Musée des Forces armées de Dakar qui ne lui réserve qu’une place marginale.

Musée des Forces armées, Dakar

Le 30 novembre 1865, après avoir offert l’exil à Lat-Dior et à Alboury, l’Almamy Maba Diakhou Bâ affronte victorieusement les Français à Pathé Badiane.

L’armée française devant combattre Maba Diakhou Bâ est estimée à plus de 7000 hommes répartis entre 2000 chevaliers, 5000 fantassins et 500 cavaliers autochtones. Dans ce dernier lot, on compte des volontaires venant du Walo, du Ndiambour et du Ndiander. Malgré cette forte armée, le colon subira d’énormes pertes.

Si la victoire a été acquise ce n’est pas par un combat frontal mais plutôt par une ruse militaire. Au lieu de les attendre à Paoskoto, l’Almamy Maba Diakhou et ses hommes sont allées rencontrer les hommes de Pinet-Laprade dans ce ravin qu’est Pathé Badiane. Les troupes coloniales seront stoppées, et avant qu’elles n’affichent une stratégie de riposte de la surprise, ils subissent des revers innombrables.

Cette bataille était la deuxième défaite importante infligée aux forces coloniales en Afrique après la bataille d’Adoua en Ethiopie contre les envahisseurs italiens avec le Général Oreste Baratieri .https://www.jeuneafrique.com/537182/culture/ce-jour-la-le-1er-mars-1896-la-victoire-de-lempereur-menelik-ii-sur-les-italiens/

Maba Diakhou Bâ, né en 1809 et mort en juillet 1867, était un marabout du Rip, disciple d’Oumar Tall, un fervant résistant anticolonialiste et musulman, devenu Almamy du Saloum.

Il est urgent pour le devoir de mémoire et pour la conscience historique africaine et internationaliste que cette bataille soit commémorée au niveau nationale comme la bataille d’Adua en Ethiopie.

Redaction Bureau d’information alba Granada North Africa

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