La nouvelle guerre mondiale c’est ce qu’on a sous le nez.


Il est très courant de lire que la guerre d’Ukraine a mis le monde au bord d’une nouvelle guerre mondiale. Elle n’a pas encore explosé, mais elle serait entrain d’arriver. Lorsqu’ils écrivent sur cette guerre future, ils s’attendent à ce que quelque chose se produise qui ne se produira pas, tout en sous-estimant les vraies guerres qui sont juste sous leur nez.

Il semblerait que les guerres qui se déroulent en ce moment ne soient pas des guerres ou ne soient pas mondiales, malgré le fait que les États-Unis ont leurs bases militaires réparties dans le monde entier et, surtout, dans certaines parties du monde. Peut-être que les guerres, comme celle du Yémen, sont considérées comme sans importance parce qu’elles ne sont «que» des guerres «civiles» locales, oubliant les pays qui y sont impliqués. Par exemple, la Syrie est un pays occupé militairement par les États-Unis et la Turquie, et régulièrement bombardé par Israël, qui occupe également les hauteurs du Golan.

Peut-être ne prenons-nous pas en compte le fait que la cyberguerre est une guerre, ou que ces dernières années, les États-Unis et l’OTAN ont déclenché près de 30 guerres, ou que, à l’heure actuelle, les guerres ne finissent jamais. Peut-être que personne ne prend la peine de les prendre tous en compte et de les considérer séparément. Peut-être les guerres ne concernent-elles que lorsqu’elles se rapprochent de l’Europe. Ils peuvent penser que dans une guerre mondiale digne de ce nom, un camp doit tirer des armes nucléaires.

Nous sommes dans une guerre mondiale permanente parce que les États-Unis et leur bras d’exécution, l’OTAN, l’ont imposé de cette façon. Si quelqu’un croit que dans une guerre mondiale, il doit y avoir des combats aériens, des batailles navales ou des affrontements de chars entre l’OTAN et la Russie, il se trompe. La guerre mondiale est nouvelle parce qu’elle n’est rien d’autre que ce que nous avons connu au cours de la dernière décennie.

Il s’agit d’un affrontement militaire qui diffère clairement des précédents, comme l’utilisation de forces spéciales ou de réaction rapide (NFR), avec de petites unités entraînées de manière exhaustive, capables de se maintenir en territoire hostile avec des actions sporadiques, appuyées par un vaste ensemble technologique appareil. C’est impossible avec de la «chair à canon», avec de grandes armées recrutées dans la population et envoyées au front rapidement et en courant.

On l’a encore vu dans les récentes déclarations du secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, qui a annoncé que l’OTAN multiplierait par sept le nombre de soldats en alerte, pour dépasser les 300 000 hommes, contre 40 000 actuellement.

C’est un fantôme. Comme tous les voyous, Stoltenberg et ses sbires sont des grandes gueules qui vivent de l’intimidation permanente des plus craintifs. Ni l’OTAN ni les États membres ne peuvent avoir ou maintenir 300 000 soldats en attente. Ils ne pourraient pas le faire même en augmentant les dépenses militaires au-dessus de 10 %, sans compter que les budgets de guerre vont aux armes, pas pour payer les soldats qui les manient.

La ministre allemande de la Défense, Christine Lambrecht, a offert 15 000 soldats à l’Otan, soit une division entière, qui est un autre paripé. Ce que vous allez faire, c’est mettre une division existante en alerte maximale, et rien de plus. De plus, l’OTAN a besoin de 19 divisions supplémentaires pour atteindre le nombre promis, et aucun pays membre n’est en mesure de le faire. Pas même le Royaume-Uni, sans parler de pays comme la Macédoine ou les trois États baltes.

Les membres de l’OTAN ne disposent que de quelques troupes capables d’aller immédiatement au front. La guerre d’Ukraine montre qu’ils n’ont même pas assez de munitions et d’armes pour une guerre à l’ancienne contre un adversaire comme la Russie ou la Chine. Les voyous préparent des armées pour d’autres types d’ennemis, beaucoup plus petits, presque une police militaire, et ils ne sont pas toujours en mesure de s’en sortir.

L’OTAN est une relique de la guerre froide, un appareil politique qui reste en place pour que les États-Unis puissent contrôler l’Allemagne et, à travers elle, l’Europe. Le prétexte a toujours été «l’expansionnisme soviétique» et n’a pas changé depuis, bien qu’il n’y ait jamais eu d’expansion autre que celle de l’OTAN elle-même.

Son rôle est plus policier que militaire. Ce que la guerre d’Ukraine démontre, c’est que l’OTAN n’entrera jamais dans des guerres qu’elle ne peut pas gagner grâce à une supériorité écrasante de forces. Biden n’a pas envoyé de troupes en Ukraine, mais il en a envoyé en Somalie. Ce qui change, c’est l’adversaire.

Source: notre camarade Juan Manuel Olarieta que nous suivons depuis longtemps et avec qui nous partageons beaucoup de ses articles de mpr21.org.

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