L’anticommunisme en temps de barbarie


« Le communisme n’était-il pas une idée morte ? Pourquoi la bourgeoisie en a si peur ?

Les temps à venir ne seront pas faciles. La barbarie dont parlait Rosa Luxemburg est là, juste au coin de la rue. Rien n’est plus éloigné de la vérité que cette phrase. La barbarie s’est installée entre nous et nous depuis bien des années.

Peut-être que de par notre mentalité eurocentrique (moi y compris), nous ne l’avons pas vu avec la clarté que nous le voyons maintenant. Mais tout Syrien, Libyen, tout citoyen d’Afrique subsaharienne peut en témoigner. Ou toute personne de Notre Amérique qui a été témoin de «l’Opération Condor» et de ce qui s’en est suivi. Ou des millions d’Asiatiques qui vivent dans des conditions extrêmement précaires à la périphérie des grandes villes.

La barbarie , c’est le capitalisme . Le capitalisme qui a fourni des conditions de vie acceptables à l’aristocratie ouvrière et qui leur a fait croire qu’ils appartenaient à la « classe moyenne ».

Le deal était qu’en échange, il devait renoncer au socialisme (et si on vivait à moitié bien dans le capitalisme !) et renoncer à des valeurs humaines comme l’amitié, la solidarité ou le sens du collectif. Et détournez le regard lorsque l’État et ses alliés ont déclenché une guerre pour voler les ressources des autres peuples. Avec ces ressources tu vivais bien, d’ailleurs… quoi qu’il arrive aux autres… hor konpon !

En cette année 2022, au milieu d’une offensive impérialiste qui a forcé la Russie à prendre les armes pour sa propre existence et la défense de ses frontières et qui pourrait conduire à la même situation pour la Chine populaire, ceux d’entre nous qui vivent en Europe occidentale observons que le mode de vie que nous menons depuis 40 ans vacille.

Elle vacille car la stratégie de sanctions contre la Russie va lui nuire à court terme. Ce qui est en cause, c’est notre mode de vie. Mode de vie que nous avons tous mené à un degré plus ou moins grand. Nous allons vivre de pire en pire et très probablement de nombreux biens de consommation deviendront un luxe pour la majorité de la population.

C’est pourquoi on commence à s’attendre à des émeutes et des protestations au cœur de l’impérialisme.

Et ne nous leurrons pas. La réponse, la seule réponse à cette situation, est le socialisme. Mais pour construire le socialisme et, d’abord, pour mener à bien une révolution de nature socialiste, il faut deux acteurs essentiels, oui ou oui.

Une classe ouvrière, en alliance avec d’autres secteurs populaires qui est prête à tout, qui assimile que ce qui est en jeu, c’est la dignité même de l’être humain, que ce qui est en jeu, c’est de cesser d’être des esclaves pour être des hommes et des femmes libres, que ce qui est en jeu, c’est la fin de l’exploitation.

Le deuxième outil essentiel est l’existence d’une organisation ou d’un parti qui sensibilise ces secteurs et explique clairement les enjeux. Qu’il dirige cette rage et la dirige vers la révolution socialiste.

Si ces prémisses ne sont pas respectées, il y aura des perturbations, mais elles seront inutiles. Ce sera une crise de colère et rien d’autre. Tantrum qui sera utilisé par l’extrême droite et le fascisme pour le réorienter vers leurs intérêts.

Bref, on voit clairement, très clairement, la nécessité de l’organisation communiste. Parce que s’il n’y a pas d’organisation communiste, nous avons perdu la partie.

Il est curieux que, maintenant plus que jamais, l’anticommunisme réapparaisse. A une époque où les organisations communistes d’Europe occidentale sont extrêmement faibles, où le syndicalisme est plus « jauni » que jamais, nous avons l’anticommunisme partout.

La bourgeoisie et ses laquais ont toujours su quoi faire à chaque moment historique. Ils savent parfaitement ce dont nous avons discuté auparavant. Ils savent parfaitement que si la rage, qui ne tardera pas à se manifester, est aussi dirigée par des organisations et des partis communistes, ils auront fort à faire. Cette peur peut changer de camp.

C’est pourquoi ils se sont prodigués sur le message anti-communiste . C’est pourquoi tous les laquais du système capitaliste tirent ensemble contre les idées et les organisations communistes. Et les projets les créent. Ils veulent assassiner le bébé dans le berceau.

Il n’est pas non plus surprenant que de la nouvelle gauche ou de la gauche postmoderne, ou peu importe comment nous voulons l’appeler, tirent sur le communisme tous les jours. Il n’y a pas un jour où nous ne déjeunons pas avec une autre attaque contre les mouvements communistes ou les projets pour les créer. Le communisme n’était-il pas une idée morte ? N’avait-il pas échoué ? Pourquoi tant de peur de la bourgeoisie, qu’elle soit basque, espagnole, allemande, danoise ou malaisienne, des idées communistes, si elles échouaient et les considéraient comme enterrées ?

Peut-être que la fonction de cette gauche postmoderne, social-démocrate et cool est de sauver le capitalisme ? Pensent-ils que la classe ouvrière et les secteurs populaires vont se contenter de quatre améliorations qui permettent à leurs culs gentrifiés de vivre comme eux ?

Pensez-vous que le capitalisme peut être amélioré, en créant une sorte de société dans laquelle les capitalistes vont soudainement devenir de bonnes personnes et renoncer à une partie de leurs profits fabuleux pour que la population dans son ensemble ait une vie meilleure ? Et pensez-vous qu’ils vont y parvenir avec… les urnes en main ?

Ou, tout cela n’est-il pas que nous proposons une tromperie grossière de ces gens pour que nous renoncions au socialisme ? Si bien que nous pensons que cette utopie est possible.

Ils nous prennent pour des imbéciles. Ils savent que leur projet politique est irréalisable. Ils le savent et ils continuent à se tromper avec lui. Ils savent qu’il s’agit d’un canular et continuent avec l’attrait d’un projet qui ne pourra jamais être réalisé.

Ils savent que s’ils remportent une victoire électorale, le lendemain la bourgeoisie, banques et soldats à la main, leur dira : « Ou vous faites ceci… ou c’est Plan Condor !

Ils savent que la seule issue pour l’humanité et les peuples est la révolution socialiste. Mais ils choisissent de sauver leurs fesses et leur style de vie.

Ce sont les pires anticommunistes. Les plus misérables.

Source: canarias-semanal.org

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