L’IMPÉRIALISME ENCENSE GORBATCHEV,MAIS QU’EN PENSENT LE PROLÉTARIAT, LES PEUPLES SOVIÉTIQUES ET DU MONDE ?


Gorbatchev vient de tirer sa révérence après avoir détruit l’URSS et le camp socialiste d’Europe. Les impérialistes de la droite, de la gauche social-démocrate, les fascistes d’extrême droite et les réformistes euro-communistes lui rendent un vibrant hommage en l’opposant à Poutine au nom de la « paix ». Hier ils avaient jubilé et applaudi «  la perestroïka et la glasnost » présentées par les média-mensonges comme la « preuve de l’hérésie historique que fut la Révolution Bolchevique » et de « l’éternité du capitalisme ».

Constatant les conséquences catastrophiques de la restauration du capitalisme dans l’ex-camp socialiste d’Europe, les anarcho-trotskistes ainsi que les ex-révolutionnaires communistes d’Afrique et d’ailleurs sont plus mitigés parce que tiraillés entre leur prétention anti-capitaliste d’aujourd’hui et leur participation historique à la lutte contre l’URSS, l’Internationale Communiste et les diverses expériences révolutionnaires dirigées par les Communistes dont la Révolution d’Octobre 1917 a été la matrice.

Si la social-démocratie, anciennement tendance de droite du mouvement ouvrier jusqu’à la première boucherie mondiale de 14-18 et aujourd’hui tendance de gauche du capital, a détruit lors de la première guerre mondiale le mouvement révolutionnaire d’alors (la Seconde Internationale), le révisionnisme dans le PCUS incarné par Khrouchtchev a produit le liquidateur Gorbatchev. Les forteresses les plus fortifiées se prennent de l’intérieur dit l’adage. C’est exactement cela qui est arrivé à la citadelle bolchevique qui avait vaincu les féodaux et la bourgeoisie Russe, fondé l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), échappé à la crise de surproduction capitaliste de 1929, écrasé le fascisme mondial et offert à l’humanité l’exemple victorieux du premier État ouvrier, paysan et des classes laborieuses durant 70 ans.

Lorsqu’en 1991, 76 % des citoyens votèrent au référendum pour la préservation de l’URSS, le renégat Gorbatchev trahissait la volonté populaire avec l’aide des prétendus « démocrates » Reagan/Bush, Thatcher, Kohl, Mitterrand, etc.

En entente avec les impérialistes Occidentaux, les pouvoirs rebelles de l’ex-camp socialiste d’Europe furent renversés et les dirigeants emprisonnés ou assassinés. Ils allèrent jusqu’à déterrer des morts naturels à Timisoara en Roumanie pour fusiller en direct à la télévision le chef de cet État socialiste. Des tentatives d’étendre la contre-révolution bourgeoise impérialiste à la Chine, au Vietnam, à la Corée du Nord et à Cuba furent mises en échec.

Les peuples de l’ex-camp socialiste d’Europe et d’URSS furent happés dans le tourbillon infernal du retour au capitalisme sauvage et à la dictature de classe de la bourgeoisie parrainée par l’Occident impérialiste. Leurs pays furent recolonisés par les entreprises multinationales étasuniennes et européennes.

La défaite des partis communistes à la tête des États de l’ex-camp socialiste d’Europe organisée par la cinquième colonne révisionniste en voie d’embourgeoisement rapide ouvrit la voie à l’arrogance de la toute puissance des impérialistes Occidentaux que le monde subit cruellement. C’est ainsi que commença la « re-mondialisation » capitaliste marquée par le totalitarisme de la pensée unique libérale et le nouveau cycle de la guerre des impérialistes contre les peuples qui, après l’État laïc Afghan, désintégra la Yougoslavie, ramena par deux fois l’Irak puis la Libye à « l’âge de pierre », captura à la façon des négriers d’antan le président légitime en Côte d’Ivoire et métastasa le djihado-terrorisme actuel tout le long du Sahara-Sahel.

En occident impérialiste même les travailleurs sont en train de subir la destruction des conquêtes sociales et démocratiques des générations précédentes avec en prime la montée en force des partis fascistes racistes, négrophobes, arabophobes, islamophobes.

Les luttes de libération nationale en Angola, au Mozambique, en Namibie et anti-apartheid en Afrique du Sud ne furent sauvées que grâce au refus de Fidel Castro et du Parti Communiste Cubain de suivre la trahison gorbatchevienne.

Telle est la réalité objective du sinistre bilan de l’ex-secrétaire général du PCUS, le sieur Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev que Fidel Castro a qualifié à juste titre de «  fossoyeur du socialisme ». N’est-ce pas l’ami de Karl Marx, l’ouvrier communiste allemand August Bebel, qui disait approximativement ceci : « quand l’adversaire de classe dit du bien de moi, je me demande quelle bêtise j’ai eu à faire ?».

Source: Roland Diagne , 01/09/22

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